1. Origines antiques du dopage : champignons, plantes et potions
Le dopage n'est pas une invention moderne. Dès l'Antiquité, les athlètes cherchent à améliorer leurs performances par des substances.
Exemples historiques :
- Grèce antique : les athlètes olympiques consomment des extraits de champignons hallucinogènes, du vin enrichi en plantes stimulantes, de la viande de taureau crue (pour « absorber » sa force).
- Rome antique : les gladiateurs boivent des décoctions à base de strychnine (poison à faible dose, effet stimulant).
- Empire Inca : les coureurs mâchent des feuilles de coca (cocaïne naturelle) pour courir des journées entières dans les Andes.
- Moyen Âge : les chevaliers consomment de l'alcool avant les tournois pour diminuer la douleur.
À l'époque, ces pratiques ne sont ni interdites ni moralement condamnées. L'idée de « pureté » sportive n'existe pas encore. Le dopage devient un problème seulement avec la modernité : professionnalisation, enjeux économiques, idéal de fair-play.
Le terme « dopage » vient du mot anglais « dope » (pâte opiacée donnée aux chevaux de course au XIXe siècle pour les rendre plus rapides).