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QCM Entraînement sportif STAPS

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Questions

  1. 1.Quelle durée un mésocycle couvre-t-il habituellement ?

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    Bonne réponse : Trois à six semaines

    Le mésocycle est un bloc de quelques semaines qui vise une qualité dominante. Il regroupe plusieurs microcycles d'environ une semaine et s'inscrit lui-même dans le macrocycle, qui couvre la saison. Chaque niveau ne prend son sens que dans celui du dessus.

  2. 2.À quelle durée correspond un microcycle d'entraînement ?

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    Bonne réponse : Trois à dix jours, le plus souvent une semaine

    Le microcycle est l'unité qui ordonne les séances entre elles, généralement sur une semaine. Trois à six semaines correspondent au mésocycle, et la saison complète au macrocycle.

  3. 3.Pendant l'affûtage précédant une compétition, on réduit fortement le volume d'entraînement et on maintient l'intensité des séances.

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    Bonne réponse : Vrai

    C'est le principe même de l'affûtage. La fatigue disparaît plus vite que la condition physique ne se perd : retirer du volume fait chuter la première sans entamer beaucoup la seconde. Retirer aussi l'intensité reviendrait à désentraîner l'athlète juste avant son échéance.

  4. 4.À qui attribue-t-on le modèle classique de périodisation en quatre périodes (préparation générale, préparation spécifique, compétition, transition), publié en 1964 ?

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    Bonne réponse : Lev Matveiev

    Le modèle classique est attribué au théoricien soviétique Lev Matveiev (1964). Banister a proposé le modèle fitness-fatigue en 1975, Issurin a formalisé la périodisation par blocs, et Kiely a publié en 2012 une critique des fondements scientifiques de la périodisation.

  5. 5.Quelle précaution de lecture s'impose face aux tailles d'effet rapportées par Bosquet et ses collègues (2007) sur l'affûtage ?

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    Bonne réponse : Elles sont calculées variable par variable, il n'existe pas de taille d'effet unique de l'affûtage en général

    Les auteurs n'ont retenu que 27 études sur 182, et publient un effet par composante : durée, volume, intensité, fréquence. Additionner ou moyenner ces valeurs pour obtenir un effet global de l'affûtage serait une faute de lecture. Ces résultats décrivent une stratégie efficace en moyenne, pas une consigne individuelle.

  6. 6.Quelle réduction du volume d'entraînement Bosquet et ses collègues (2007) identifient-ils comme la plus efficace pendant l'affûtage ?

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    Bonne réponse : Une réduction exponentielle de 41 à 60 %

    L'effet le plus élevé de la méta-analyse, 0,72 ± 0,36, correspond à une décroissance exponentielle du volume de 41 à 60 %. Une réduction trop faible ne dissipe pas la fatigue, un arrêt complet fait perdre les adaptations construites pendant la saison.

  7. 7.Parmi ces décisions d'entraîneur, lesquelles violent directement un des quatre principes de l'entraînement ?(plusieurs réponses)

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    Bonnes réponses : Prescrire 4 séries à 80 kg au développé couché à tout le groupe, sans mesurer la charge maximale de chacun ; Interrompre totalement le travail de vitesse pendant quatre mois en comptant sur son maintien ; Répéter à l'identique le même volume et la même allure pendant six mois ; Remplacer six semaines de nage par du vélo pour développer l'endurance de nage d'un nageur

    La consigne en kilos identiques pour tous ignore l'individualisation, le vélo à la place de la nage ignore la spécificité, la répétition à l'identique ignore la surcharge progressive, et compter sur le maintien d'une qualité non entretenue ignore la réversibilité. Les deux dernières décisions sont au contraire conformes : le schéma 3:1 est une progression classique et la réduction du seul volume est la définition même de l'affûtage.

  8. 8.Quels sont les trois blocs successifs de la périodisation par blocs décrite par Issurin ?

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    Bonne réponse : Accumulation, transmutation, réalisation

    Le bloc d'accumulation développe les qualités de base, la transmutation les convertit en qualités spécifiques de la discipline, la réalisation dissipe la fatigue et affine la forme vers la compétition. Les autres propositions décrivent le modèle classique de Matveiev ou de simples paramètres de charge.

  9. 9.La méta-analyse de Harries, Lubans et Callister (2015) conclut à la supériorité de la périodisation ondulatoire sur la périodisation linéaire pour le développement de la force.

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    Bonne réponse : Faux

    Faux. Sur 17 études et 510 participants, cette méta-analyse ne trouve aucune différence d'efficacité entre les deux approches, ni sur la force du haut du corps ni sur celle du bas du corps. Les auteurs suggèrent que la nouveauté et la variété du stimulus comptent davantage que le modèle choisi.

  10. 10.Sur quelle idée repose le modèle fitness-fatigue proposé par Banister et Calvert en 1975 ?

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    Bonne réponse : La performance est la différence entre une composante d'aptitude et une composante de fatigue

    Le modèle superpose deux courbes continues produites par la même charge : l'aptitude, de faible amplitude et de longue durée, et la fatigue, de forte amplitude et de courte durée. La performance observée est leur différence, ce qui explique l'efficacité de l'affûtage sans recourir au schéma de la surcompensation.

  11. 11.Que désigne l'effet résiduel d'entraînement ?

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    Bonne réponse : La durée pendant laquelle une qualité se maintient sans être spécifiquement entretenue

    L'effet résiduel d'entraînement fonde la logique des blocs : puisque l'endurance aérobie et la force maximale se conservent longtemps alors que la vitesse maximale se perd vite, on développe d'abord ce qui dure et on place en dernier ce qui s'évapore.

  12. 12.Quelles critiques Ford et ses collègues (2011) adressent-ils au modèle de développement à long terme de l'athlète (LTAD) ?(plusieurs réponses)

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    Bonnes réponses : Le modèle est unidimensionnel, essentiellement physiologique ; C'est un modèle générique, et non un plan individualisé ; Il repose sur des hypothèses discutables et des méthodologies erronées ; Les preuves empiriques qui le fondent manquent

    Ces quatre critiques figurent explicitement dans l'article. L'affûtage n'est pas le sujet du LTAD, qui porte sur le développement pluriannuel du jeune athlète en lien avec la croissance biologique. Les auteurs ne demandent pas d'abandonner le modèle mais de le tester et de le réviser.

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