Kiné après STAPS : parcours et sélection
La L1 STAPS est l'une des voies d'accès aux instituts de kinésithérapie : conditions, sélection, places disponibles et pièges à connaître avant les vœux.
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La kinésithérapie est l'un des projets les plus fréquents chez les étudiants qui entrent en STAPS. C'est une voie réelle, mais elle est étroite, locale et souvent mal comprise. Voici comment elle fonctionne, et ce qu'il faut vérifier avant de formuler un vœu.
Trois voies d'accès, dont la licence STAPS
Les études de masso-kinésithérapie se déroulent en institut de formation, l'IFMK. On n'y entre pas directement après le bac : il faut d'abord passer par une première année à l'université. L'Onisep décrit trois voies possibles :
- Une licence de biologie, de STAPS ou du domaine sciences, technologies et santé.
- Une L.AS, licence avec option accès santé.
- Un PASS, parcours d'accès spécifique santé.
Après la sélection, les études se poursuivent sur quatre ans en institut.
L'arrêté du 17 janvier 2020 relatif à l'admission dans les instituts préparant au diplôme d'État de masseur-kinésithérapeute pose le principe : l'admission intervient après validation d'une première année universitaire, notamment dans le domaine sciences, technologies, santé ou dans la mention sciences et techniques des activités physiques et sportives.
Le point que beaucoup découvrent trop tard
Toutes les licences STAPS ne proposent pas un accès en kinésithérapie. Et quand c'est le cas, l'accès se fait vers un institut précis, indiqué au préalable.
Cette phrase de l'Onisep mérite d'être relue deux fois, car elle a trois conséquences directes :
- Choisir une licence STAPS au hasard ne donne aucun droit d'entrée en IFMK.
- L'accès ouvert par votre licence vise généralement un institut identifié, pas l'ensemble des instituts de France.
- La vérification se fait sur la fiche de présentation de la licence sur Parcoursup, avant de formuler le vœu.
C'est la première chose à contrôler si la kinésithérapie fait partie de votre projet.
Comment se décide la sélection
Il n'existe pas de concours national d'entrée en IFMK. L'arrêté prévoit qu'une convention est signée entre le directeur de l'institut et le ou les présidents d'université. Cette convention fixe :
- Les modalités et les critères de sélection des étudiants selon leur parcours d'origine.
- Le nombre de places ouvertes pour chacun de ces parcours.
- Le cadre de la diversification des voies d'accès.
L'arrêté encadre aussi la répartition : les étudiants issus de l'année de formation spécialement proposée par les universités ne peuvent excéder la moitié des places autorisées par institut. Les instituts doivent par ailleurs afficher sur leur site internet le nombre de places ouvertes au titre des différents parcours proposés.
Autrement dit, la réponse à la question « combien de places pour les STAPS chez moi ? » ne se trouve ni dans un texte national ni sur un forum : elle est publiée par l'institut concerné.
Valider son année, d'abord
La condition première est mécanique : il faut valider sa première année de licence pour pouvoir candidater. Les étudiants qui ne la valident pas ne peuvent pas candidater aux études de santé, kinésithérapie comprise. Ils peuvent redoubler cette première année dans le cas d'une licence scientifique, ou se réorienter via Parcoursup.
À l'inverse, ceux qui valident leur année et ne sont pas admis en kinésithérapie peuvent poursuivre en deuxième année de licence, et retenter leur chance ensuite si leur formation le permet.
Deuxième réalité à intégrer : la candidature est jugée, pour une part importante, sur les notes obtenues en première année à l'université. Le dossier de lycée ne vous suit pas, votre L1 fait le travail.
Ce que cela implique concrètement en L1 STAPS
La L1 STAPS n'est pas une année de préparation à la kinésithérapie. C'est une première année de licence pluridisciplinaire, où les activités sportives occupent environ un tiers de l'emploi du temps et où les sciences de la vie, les sciences humaines et la méthodologie occupent le reste.
Viser un IFMK dans ce contexte suppose donc :
- De travailler toutes les matières, y compris celles qui semblent éloignées de la santé, puisque la moyenne compte.
- De soigner particulièrement l'anatomie, la physiologie et la biomécanique, qui structurent la suite du projet.
- De tenir un rythme régulier dès septembre, sans attendre les partiels du premier semestre.
- De ne pas construire son année sur un plan unique : la sélection reste exigeante et les places sont limitées.
Préparer un plan B qui n'en est pas un
Beaucoup d'étudiants vivent la non-admission comme un échec. C'est une lecture injuste. La licence STAPS conduit à cinq mentions et à des métiers qui touchent aussi à la santé et à la rééducation par l'activité physique, en particulier la mention activité physique adaptée et santé. Poursuivre en L2 puis en L3 n'est pas un renoncement, c'est une trajectoire complète.
Et si le projet kinésithérapie reste intact, mieux vaut le construire avec des informations vérifiées : la fiche Parcoursup de la licence visée, la page de l'institut partenaire et le nombre de places qu'il publie. Ce sont les seuls documents qui engagent quelque chose.
Questions fréquentes
- Toutes les licences STAPS permettent-elles d'accéder à la kinésithérapie ?
- Non. L'Onisep précise que toutes les licences STAPS ne proposent pas un accès en kinésithérapie, et que lorsque c'est le cas, l'accès se fait vers un institut précis, indiqué au préalable sur la fiche Parcoursup.
- Que se passe-t-il si l'on ne valide pas sa première année ?
- Sans validation de la première année, la candidature en kinésithérapie n'est pas possible. Il reste envisageable de redoubler cette première année de licence scientifique ou de se réorienter via Parcoursup.
- Y a-t-il un concours national d'entrée en institut de kinésithérapie ?
- Non. Les modalités et critères de sélection, ainsi que le nombre de places ouvertes par parcours, sont fixés par une convention entre l'institut de formation et la ou les universités partenaires.
Sources et vérification
Sources consultées lors de la dernière révision éditoriale du 1 septembre 2026. Les modalités locales d'une université peuvent différer : son règlement et ses pages officielles restent prioritaires.
docteur en biomécanique et fondateur de StapsUp
J'ai passé des années dans les amphis et les labos STAPS, du côté des étudiants puis de la recherche. J'ai créé StapsUp pour donner aux étudiants les outils qui m'auraient fait gagner un temps précieux.
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