Fiche de révision

Prévention du dopage, des conduites à risque et des violences

Le rôle de prévention et de signalement de l'entraîneur

Mis à jour le

  • L3

Ce que tu vas réviser

  • 1. Prévenir n'est pas contrôler
  • 2. Conduite dopante et dopage : deux mots à ne pas confondre
  • 3. La liste change tous les ans

L'essentiel du chapitre

1. Prévenir n'est pas contrôler

L'entraîneur ne prélève pas d'échantillon, ne fouille pas les sacs et n'instruit aucun dossier. Le contrôle antidopage relève de l'Agence française de lutte contre le dopage, la sanction de sa commission des sanctions, l'enquête pénale du procureur de la République.

Son rôle est ailleurs, et il commence bien plus tôt :

  1. Construire un environnement où la performance ne passe pas par un produit.
  2. Repérer les moments et les personnes exposés.
  3. Savoir quoi faire, et vers qui se tourner, dès qu'un signal apparaît.

Ce chapitre décrit ce travail. Il ne remplace ni le chapitre de droit du sport sur la lutte antidopage, ni le chapitre d'histoire sur les grandes affaires. Il se place du côté du bord du terrain.

2. Conduite dopante et dopage : deux mots à ne pas confondre

Le mot dopage a un sens réglementaire précis. Il désigne les violations des règles antidopage définies par le code mondial antidopage, à commencer par la présence d'une substance interdite dans l'échantillon d'un sportif.

La conduite dopante est beaucoup plus large. Le médecin de santé publique Patrick Laure l'a proposée en 1997 : c'est la consommation d'un produit pour affronter un obstacle, réel ou ressenti par l'usager ou par son entourage, à des fins de performance.

La différence change tout pour un entraîneur.

  • Un joueur qui avale un antidouleur avant chaque match pour « tenir » n'est pas dopé au sens réglementaire.
  • Il adopte pourtant une conduite dopante, et il installe une logique qui peut mener, plus tard, à un produit interdit.

L'entraîneur agit sur la conduite. Le contrôle, lui, ne voit que le dopage.

3. La liste change tous les ans

La liste des interdictions est publiée chaque année par l'Agence mondiale antidopage et entre en vigueur le 1er janvier. La liste 2026 s'applique depuis le 1er janvier 2026.

Elle distingue trois grands ensembles :

  1. Des substances et des méthodes interdites en permanence, en compétition comme hors compétition.
  2. Des substances interdites seulement en compétition.
  3. Des substances interdites dans certains sports uniquement.

Deux conséquences très concrètes.

  • Une réponse exacte l'an dernier peut être fausse cette année.
  • Un entraîneur ne dit jamais « ce produit est autorisé ». Il renvoie au médecin et aux outils officiels.

Un entraîneur ne fait jamais de contrôle antidopage et ne mène jamais d'enquête. Pourtant, c'est presque toujours lui qui voit le premier : le pot de complément alimentaire acheté en ligne, la phrase glissée après une contre-performance, le silence d'un jeune qui évitait un adulte du club. Ce chapitre ne redit ni le droit du dopage ni son histoire. Il répond à une seule question : dans mon groupe, cette saison, qu'est-ce que je fais ?

Notions clés dans le cours

Ces termes sont replacés dans la phrase où ils apparaissent dans le chapitre.

  • conduite dopante

    La conduite dopante est beaucoup plus large.

  • liste des interdictions

    La liste des interdictions est publiée chaque année par l'Agence mondiale antidopage et entre en vigueur le 1er janvier.

3 questions pour te tester

  1. 1.Quelle mission appartient à l'entraîneur en matière de dopage ?
    • Prévenir, repérer les signaux et orienter vers les bons interlocuteurs
    • Réaliser les prélèvements lors des contrôles antidopage
    • Prononcer la sanction d'un sportif contrôlé positif
    • Instruire le dossier d'autorisation d'usage à des fins thérapeutiques

    Bonne réponse : Prévenir, repérer les signaux et orienter vers les bons interlocuteurs

    Le prélèvement relève des préleveurs agréés, la sanction de la commission des sanctions de l'Agence française de lutte contre le dopage, l'instruction de l'AUT du médecin et de l'autorité compétente. L'entraîneur agit en amont : il construit l'environnement, repère les moments d'exposition et oriente.

  2. 2.Toute conduite dopante constitue une violation des règles antidopage.
    • Vrai
    • Faux

    Bonne réponse : Faux

    La conduite dopante est une notion de santé publique, plus large que le dopage réglementaire. Prendre un antidouleur avant chaque match pour surmonter un obstacle ressenti est une conduite dopante sans être une violation des règles antidopage. C'est précisément l'espace où l'entraîneur peut agir.

  3. 3.Pourquoi un complément alimentaire peut-il contenir une substance interdite alors que le fabricant ne l'a pas ajoutée ?
    • À cause d'une contamination croisée sur la chaîne de production
    • Parce que la liste des interdictions change au 1er janvier
    • Parce que le sportif n'a pas demandé d'AUT
    • Parce que le produit a été acheté en pharmacie

    Bonne réponse : À cause d'une contamination croisée sur la chaîne de production

    Une même ligne de production peut fabriquer plusieurs produits, dont certains contiennent des substances interdites. Des traces subsistent alors dans un lot qui ne devait pas en contenir. L'ajout volontaire par un fabricant peu scrupuleux existe aussi, mais c'est une autre cause.

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