Fiche de révision

Gestion de classe et sécurité en EPS

Organisation, règles de sécurité, gestion des comportements, inclusion

Mis à jour le

  • L3

Ce que tu vas réviser

  • 1. Pourquoi la sécurité est une question d'enseignement
  • 2. Surveiller, c'est voir
  • 3. Deux façons de sécuriser

L'essentiel du chapitre

1. Pourquoi la sécurité est une question d'enseignement

Une classe d'EPS n'est pas une classe assise. Les élèves se déplacent, portent du matériel, se touchent, prennent des risques physiques. Le professeur ne peut donc pas séparer sa gestion de classe de sa gestion de la sécurité : ce sont les mêmes gestes.

Le texte de référence est la circulaire n° 2004-138 du 13 juillet 2004, publiée au Bulletin officiel n° 32 du 9 septembre 2004. Elle s'intitule « Risques particuliers à l'enseignement de l'EPS et au sport scolaire ». Elle ne fixe pas des interdictions, elle décrit des obligations d'organisation.

Sa phrase la plus citée résume tout : l'enseignant est « le premier artisan de la sécurité des élèves ».

2. Surveiller, c'est voir

L'obligation de surveillance est la première obligation du professeur. Elle n'est pas une posture, c'est une contrainte d'organisation.

Trois conséquences concrètes :

  1. Les ateliers sont disposés pour que le professeur puisse tous les embrasser du regard depuis une même position.
  2. Le professeur se place dos au mur, jamais dos à un groupe qui travaille.
  3. Aucun élève ne pratique dans un espace où l'enseignant ne peut pas le voir.

La surveillance n'est donc pas un supplément à la séance : elle décide de la forme de la séance.

3. Deux façons de sécuriser

On distingue deux registres complémentaires.

  1. La sécurité passive : ce qui protège sans que personne n'intervienne. Les tapis, les distances entre ateliers, l'état des agrès, le dégagement des zones de réception.
  2. La sécurité active : ce que font les personnes. Les parades, les consignes, la progressivité des tâches, la vigilance du professeur, le comportement des élèves.

Aucune des deux ne suffit seule. Un tapis épais ne protège pas d'une tâche trop difficile, et une parade parfaite ne rattrape pas un agrès mal installé.

L'EPS n'est pas une discipline dangereuse, mais c'est celle où l'on se blesse le plus. La circulaire du 13 juillet 2004 cite une enquête de l'Observatoire national de la sécurité : au collège, plus de 58 % des accidents scolaires ont lieu pendant les séances d'EPS. Le même texte ajoute qu'aucune activité ne peut pour autant être qualifiée de dangereuse a priori. Toute la gestion de classe en EPS tient dans cet écart.

Notions clés dans le cours

Ces termes sont replacés dans la phrase où ils apparaissent dans le chapitre.

3 questions pour te tester

  1. 1.Quel texte encadre les risques particuliers à l'enseignement de l'EPS et au sport scolaire ?
    • A. La circulaire n° 2004-138 du 13 juillet 2004
    • B. L'arrêté du 9 novembre 2015
    • C. Le décret n° 2015-372 du 31 mars 2015
    • D. La loi n° 2005-102 du 11 février 2005

    Bonne réponse : A. La circulaire n° 2004-138 du 13 juillet 2004

    La circulaire n° 2004-138 du 13 juillet 2004, publiée au Bulletin officiel n° 32 du 9 septembre 2004, s'intitule « Risques particuliers à l'enseignement de l'EPS et au sport scolaire ». L'arrêté de 2015 fixe les programmes du collège, le décret de 2015 le socle commun, la loi de 2005 le cadre du handicap.

  2. 2.Selon la circulaire de 2004, certaines APSA doivent être considérées comme dangereuses a priori.
    • Vrai
    • Faux

    Bonne réponse : Faux

    Le texte dit l'inverse : les conditions de mise en oeuvre des activités sont étudiées pour que les risques objectifs soient systématiquement écartés, et « aucune d'elle ne peut donc être qualifiée de dangereuse a priori ». Le risque tient à l'organisation, pas à l'activité en elle-même.

  3. 3.Selon la circulaire de 2004, quelle est la cause d'accident la plus fréquente liée au matériel d'EPS ?
    • A. Sa défectuosité
    • B. Son détournement d'usage
    • C. Son ancienneté
    • D. Son absence de marquage

    Bonne réponse : B. Son détournement d'usage

    Le texte est explicite : « en ce qui concerne les matériels, le facteur potentiel d'accident le plus fréquent est dû à un détournement d'usage et non à leur défectuosité ». D'où l'importance des consignes d'utilisation, plus encore que du contrôle du matériel.

Débloque la fiche complète

Le cours détaillé sur gestion de classe et sécurité en eps, avec quiz corrigés et flashcards à répétition espacée, t'attend sur StapsUp. Retrouve les chapitres déjà disponibles dans ton programme.

Commence gratuitement

Teste ensuite tes acquis avec le QCM de Didactique, ou consulte toutes les fiches STAPS.