Fiche de révision

Nutrition du sportif de haut niveau

Périodisation nutritionnelle, aides ergogéniques et disponibilité énergétique

Mis à jour le

  • L3

Ce que tu vas réviser

  • 1. Le sportif entraîné ne mange pas comme tout le monde
  • 2. Ce que tu sais déjà, ce que ce chapitre ajoute
  • 3. La disponibilité énergétique, l'énergie qui reste

L'essentiel du chapitre

1. Le sportif entraîné ne mange pas comme tout le monde

Un adulte sédentaire couvre ses besoins avec une alimentation ordinaire et variée. Un sportif qui s'entraîne dix à vingt heures par semaine se trouve dans une autre situation : sa dépense change chaque jour, et son alimentation doit suivre.

Ce chapitre s'adresse donc à l'entraîneur, pas au consommateur. Trois questions le structurent :

  1. Reste-t-il assez d'énergie une fois l'entraînement payé ?
  2. Comment caler les apports sur le plan d'entraînement de la semaine ?
  3. Une aide ergogénique proposée à un athlète tient-elle devant les preuves disponibles ?

Aucune de ces questions ne se règle par une liste d'aliments. Elles se règlent par un raisonnement.

2. Ce que tu sais déjà, ce que ce chapitre ajoute

Les chapitres précédents ont posé les bases : rôle des macronutriments, repas avant et après l'effort, hydratation, composition corporelle, compléments alimentaires courants.

La L3 change d'échelle et raisonne à l'année.

  • On ne parle plus d'un repas mais d'une semaine d'entraînement entière.
  • On ne demande plus si un complément « marche », mais quel niveau de preuve le soutient et quel risque il fait courir.
  • On ajoute une notion absente des niveaux précédents : la disponibilité énergétique, qui explique une grande partie des stagnations et des blessures répétées.

3. La disponibilité énergétique, l'énergie qui reste

La disponibilité énergétique est l'énergie qui reste au corps pour tout le reste, une fois l'entraînement payé.

On la calcule ainsi : on prend l'énergie apportée par l'alimentation, on retire l'énergie dépensée à l'entraînement, et on rapporte le résultat à la masse maigre, c'est-à-dire au poids du corps sans la masse grasse.

Le résultat s'exprime en kilocalories par kilogramme de masse maigre et par jour. Ce n'est pas un poids sur la balance, ni un pourcentage de graisse. C'est un budget. Ce budget finance la croissance, l'os, les hormones, l'immunité, la réparation des tissus. Quand il devient trop maigre, le corps coupe des postes de dépense.

Une demi-fondeuse de 19 ans progresse pendant six mois, puis stagne. Elle s'entraîne pourtant plus qu'avant. Ses règles se sont arrêtées, elle dort mal, elle attrape tout ce qui traîne au gymnase. Personne dans le club ne fait le lien avec son assiette, parce qu'elle ne se restreint pas volontairement : elle mange simplement la même chose qu'au lycée, alors que sa charge d'entraînement a doublé. Le problème n'est pas un aliment interdit ni un complément manquant. C'est une quantité d'énergie trop faible pour ce que son corps doit assumer.

Notions clés dans le cours

Ces termes sont replacés dans la phrase où ils apparaissent dans le chapitre.

  • disponibilité énergétique

    - On ajoute une notion absente des niveaux précédents : la disponibilité énergétique, qui explique une grande partie des stagnations et des blessures répétées.

  • masse maigre

    On la calcule ainsi : on prend l'énergie apportée par l'alimentation, on retire l'énergie dépensée à l'entraînement, et on rapporte le résultat à la masse maigre, c'est-à-dire au poids du corps sans la masse grasse.

3 questions pour te tester

  1. 1.À quoi correspond la disponibilité énergétique ?
    • À l'énergie restante après l'entraînement, rapportée à la masse maigre
    • À l'énergie totale apportée par l'alimentation sur la journée
    • Au pourcentage de masse grasse mesuré par impédancemétrie
    • À la dépense énergétique de la séance d'entraînement

    Bonne réponse : À l'énergie restante après l'entraînement, rapportée à la masse maigre

    La disponibilité énergétique retire de l'apport alimentaire le coût de l'entraînement, puis rapporte le reste à la masse maigre. Elle mesure donc ce qui reste pour l'os, les hormones, l'immunité et la réparation. Ce n'est ni l'apport brut, ni une mesure de composition corporelle.

  2. 2.Le déficit énergétique relatif dans le sport ne concerne que les sportives.
    • Vrai
    • Faux

    Bonne réponse : Faux

    Le consensus du Comité international olympique de 2014, intitulé Beyond the Female Athlete Triad, a élargi explicitement le tableau aux sportifs masculins, et le nom même du syndrome a été choisi pour sortir du cadre strictement féminin de la triade de la sportive. Les mises à jour de 2018 et de 2023 détaillent chez le sportif masculin la baisse de la testostérone et l'atteinte de la santé osseuse.

  3. 3.Un entraîneur peut établir le plan alimentaire individuel d'un athlète blessé, sans passer par un professionnel de santé.
    • Vrai
    • Faux

    Bonne réponse : Faux

    L'article L4371-1 du code de la santé publique, issu de la loi du 30 janvier 2007, réserve au diététicien le conseil nutritionnel habituel et la rééducation nutritionnelle sur prescription médicale. L'entraîneur observe, questionne et oriente. Il n'établit pas de plan individuel, encore moins dans un contexte de blessure.

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