Fiche de révision

Planification et périodisation de l'entraînement

Construire un macrocycle, du modèle classique à la périodisation par blocs

Mis à jour le

  • L3

Ce que tu vas réviser

  • 1. Pourquoi un entraîneur écrit un plan
  • 2. Les quatre principes de base
  • 3. Les poupées russes du plan

L'essentiel du chapitre

1. Pourquoi un entraîneur écrit un plan

Un plan d'entraînement répond à trois questions, et à trois seulement :

  1. Quelle qualité développer, et dans quel ordre ?
  2. Combien de travail, à quelle intensité, quelle semaine ?
  3. Quand alléger pour arriver frais le jour de la compétition ?

En L2, la physiologie de l'entraînement t'a donné le vocabulaire : macrocycle, mésocycle, microcycle, surcompensation, périodisation linéaire. Ici, tu changes de métier. Tu n'expliques plus l'adaptation, tu écris le programme qui la déclenche, tu arbitres entre plusieurs modèles concurrents et tu sais ce que les données démontrent ou non.

La différence est concrète. Savoir qu'un travail intermittent améliore la consommation maximale d'oxygène ne dit pas combien de semaines lui consacrer, ni à quel moment de la saison le placer.

2. Les quatre principes de base

Quatre principes gouvernent tout plan, quel que soit le sport.

  1. La surcharge progressive : pour progresser, il faut une contrainte supérieure à celle à laquelle le corps est habitué, puis augmenter cette contrainte par paliers.
  2. La spécificité : les adaptations ressemblent au travail effectué. Un nageur ne construit pas son endurance de nage en pédalant.
  3. La réversibilité : ce qui n'est plus entretenu se perd. Arrêter, c'est reculer.
  4. L'individualisation : deux athlètes du même groupe ne répondent pas de la même façon à la même charge.

Ces quatre principes ne se négocient pas. Un plan qui en oublie un échoue, même s'il est bien présenté.

3. Les poupées russes du plan

Un plan s'emboîte comme des poupées russes, de la plus grande à la plus petite.

  • Le macrocycle : la saison entière, souvent une année, parfois une olympiade.
  • Le mésocycle : un bloc de quelques semaines qui vise une qualité dominante.
  • Le microcycle : la semaine, ou une période de trois à dix jours.
  • La séance : l'unité de base, celle que l'athlète vit.

Chaque niveau sert celui du dessus. Une séance isolée ne veut rien dire. Elle prend son sens dans le microcycle, qui prend son sens dans le mésocycle.

Un nageur de haut niveau ne décide pas sa séance du jour le matin même. Sa saison a été écrite huit mois plus tôt, en partant de la date de la finale et en remontant le temps. Chaque semaine occupe une place précise dans ce document. Planifier, c'est écrire cette carte du temps : quelle qualité développer, dans quel ordre, et quand alléger pour arriver frais le jour de la course.

Notions clés dans le cours

Ces termes sont replacés dans la phrase où ils apparaissent dans le chapitre.

  • surcharge progressive

    La surcharge progressive : pour progresser, il faut une contrainte supérieure à celle à laquelle le corps est habitué, puis augmenter cette contrainte par paliers.

  • macrocycle

    - Le macrocycle : la saison entière, souvent une année, parfois une olympiade.

  • mésocycle

    - Le mésocycle : un bloc de quelques semaines qui vise une qualité dominante.

  • microcycle

    - Le microcycle : la semaine, ou une période de trois à dix jours.

3 questions pour te tester

  1. 1.Quelle est la plus grande unité de la planification de l'entraînement ?
    • Le macrocycle
    • Le mésocycle
    • Le microcycle
    • La séance

    Bonne réponse : Le macrocycle

    Le macrocycle est la plus grande unité : il couvre une saison entière, parfois une olympiade. Le mésocycle est un bloc de quelques semaines, le microcycle une semaine environ, et la séance l'unité de base. L'ordre décroissant est donc macrocycle, mésocycle, microcycle, séance.

  2. 2.Pendant l'affûtage, on réduit l'intensité des séances et on maintient le volume.
    • Vrai
    • Faux

    Bonne réponse : Faux

    C'est l'inverse. L'affûtage réduit fortement le volume et maintient l'intensité. Retirer l'intensité reviendrait à désentraîner l'athlète juste avant sa compétition, ce qui est l'erreur classique du débutant.

  3. 3.À qui attribue-t-on le modèle classique de périodisation en quatre périodes, publié en 1964 ?
    • Lev Matveiev
    • Eric Banister
    • Vladimir Issurin
    • Laurent Bosquet

    Bonne réponse : Lev Matveiev

    Le modèle classique en préparation générale, préparation spécifique, compétition et transition est attribué au théoricien soviétique Lev Matveiev (1964). Banister a proposé le modèle fitness-fatigue, Issurin la périodisation par blocs, et Bosquet a signé la méta-analyse de référence sur l'affûtage.

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