1. La récupération n'est pas du temps mort
En L2, tu as étudié les mécanismes de la fatigue aiguë : ce qui se passe dans le muscle et dans le système nerveux pendant et juste après un effort. La L3 pose la question suivante : qu'est-ce qu'on en fait sur une saison ?
Une séance ne produit pas d'adaptation à elle seule. C'est le couple séance plus récupération qui la produit. La supercompensation n'a lieu que si le temps et les conditions de récupération existent.
Le consensus de Kellmann et ses collègues (2018) définit la récupération comme un processus de restauration à facettes multiples, physiologiques et psychologiques, qui se déroule dans le temps, et parle d'équilibre biopsychosocial de l'athlète :
- Une dimension physiologique : reconstituer les réserves, réparer les fibres, normaliser les régulations.
- Une dimension psychologique : retrouver de la disponibilité mentale et de l'envie.
- Un contexte social et de vie : le consensus range le sommeil, l'alimentation et les activités sociales parmi les stratégies de récupération liées au mode de vie.
Deux athlètes qui font la même séance ne récupèrent donc pas au même rythme.